Déficience sensorielle

 Travail n°1

Dans le cadre de ce cours, nous devions réaliser un travail sur Lou Boland.

Sur base du documentaire « Lettre à Lou », nous devions analyser son vécu au regard des différents types de besoins présentés au cours. Ce travail a été réalisé en groupe.

Pour consulter le travail, cliquez-ici !

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Travail n°2

Développer une réflexion personnelle à propos des ateliers vécus avec l’ASBL « Le 3e oeil« .

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Tout d’abord, que propose cette ASBL ?

Depuis sa création en 2008, l’ASBL Le Troisième Œil poursuit le but de sensibiliser, informer et diffuser sur la problématique du handicap visuel et l’aide des personnes non et malvoyantes,  afin de leurs offrir une meilleure qualité de vie.

Le Troisième Œil met en œuvre tous les moyens nécessaires pour favoriser l’épanouissement et l’autonomie des personnes non et malvoyantes, à chaque étape de leur vie.

L’ASBL conçoit ses actions dans la perspective d’une société plus juste et égalitaire pour tous.

Afin d’étendre ses activités de manière internationale et d’apporter son aide à un plus grand nombre de personnes, nous avons décidé de mettre en place une Fondation d’Utilité Publique Internationale « Troisième Oeil ».

Réflexions sur la visite de l’ASBL

Je n’ai pas participé à cette après-midi de visite car j’avais déjà eu l’occasion de visiter cette ASBL.

J’ai apprécié de me retrouver en situations de vie concrètes. Il n’y a pas de meilleurs moyens pour se mettre dans la peau d’une personne non ou malvoyante que de le vivre soi-même.

Etant moi-même très myope, je peux déjà bien comprendre la vie des malvoyants. En effet, sans mes lentilles, je ne vois pas grand-chose et extrêmement flou. La nuit, lorsque je dois me lever, ou lorsque je dois aller faire un test de vue et que je ne peux pas porter mes lentilles…je me rends compte que c’est très handicapant. J’ai déjà passé des journées entières avec seulement une lentille car j’avais perdu l’autre, j’ai déjà dû travailler dans cette situation toute la journée car je n’avais la possibilité d’aller en acheter une autre qu’après mon boulot, … Ma plus grande peur est de me retrouver un jour sans lentille… c’est extrêmement flippant car je sais que je ne peux ni conduire, ni reconnaître quelqu’un de loin, ni regarder la tv, … Je savoure la chance d’avoir la possibilité d’avoir un palliatif à mon handicap, les lentilles (ou les lunettes).

Découvrir le Braille

Je n’ai pas découvert le Braille lors de cette visite. J’ai un ami (Laurent) qui est fortement malvoyant et nous étions en secondaires ensemble. Il avait un ordinateur avec une barrette Braille et il utilisait également le système Joyce comme synthèse vocale. Laurent avait besoin d’aide et pas beaucoup de nos amis de classe ne voulaient travailler avec lui. Nous nous sommes liés d’amitié et j’ai passé 4 ans de scolarisation avec lui. J’ai pu découvrir son univers et toutes ses difficultés. Laurent vivait seul et, chez lui, chaque chose avait une place bien définie. Il avait également développé des trucs et astuces pour son quotidien. Il venait partout avec nous : en soirées, au cinéma, en excursion scolaire, en voyages,… Je pense, par cette rencontre, avoir une bonne idée des difficultés que peut rencontrer une personne malvoyante. Et lui m’a fait découvrir le Braille que je savais, à l’époque, lire.

Mettre la table dans le noir total

Nous étions dans un petit studio et il m’a été demandé de mettre la table. J’ai dû, tout d’abord, prendre connaissance du lieu et ce n’est vraiment pas évident d’arriver à se représenter une pièce mentalement sans la connaître au départ. Sans la vue, certains objets que l’on connaît pourtant très bien nous semblent difficiles à reconnaître. En vivant cette expérience, je me suis rendue compte de toute la difficulté que doit rencontrer une personne non ou malvoyante quand elle arrive dans un nouvel environnement. Lorsque l’on est voyant, il nous suffit de regarder, ouvrir les placards et les tiroirs, faire le tour des pièces,… pour avoir une vision globale d’un lieu. Par contre, pour un non ou malvoyant, il devra tout toucher pour avoir une idée de l’emplacement des objets, du mobilier et des différentes pièces.

Moi qui voyage beaucoup et change donc souvent de logements, d’hôtels,… je prends conscience de la difficulté que cela engendre pour une personne non ou malvoyante.

Se promener dans Bruxelles « à l’aveugle »

Nous avons vécu l’expérience en tant que guide et en tant que non voyant (avec un bandeau sur les yeux). Quelle expérience !! Ce n’est pas facile de faire une confiance « aveugle » à son guide mais, pourtant, on n’a pas le choix. Je me suis sentie complètement démunie et dépendante. Les obstacles de la rue sont nombreux et souvent imprévisibles. On essaye de trouver des repères sonores ou tactiles pour nous donner les informations manquantes. La constatation majeure que je tire de cette expérience est que la ville n’est pas assez adaptée ! Il y a bien certains feux de signalisation sonores, ou des différences dans le dallage mais cela ne me semble pas suffisant.

Jeux et loisirs éducatifs

Pouvoir tester les différentes lunettes d’expérience m’a permis de mieux comprendre tous les déficits visuels. Encore une fois, le vivre est beaucoup plus instructif que de se le faire expliquer ou même voir des images.

En conclusion

Cette visite fut très instructive. Je pense qu’il serait bien que chacun puisse la vivre afin de se rendre compte des difficultés qui jalonnent le chemin des personnes non ou malvoyantes. 

 

 

 

 

 

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